Ville de Meyrolles

Le patrimoine

Château de Senelles

 

  Ancien petit château du XVIIéme siècle dont les tourelles ont été rasées au niveau des toitures. Des faïences, des porcelaines anciennes et modernes, des plats, des panneaux ont été incrustés en très grande quantité sur les quatre façades extérieures de cette habitation, qui est aujourd'hui une des curiosités artistiques du pays.

   Né le 9 Juillet 1820 à Senelles et décédé en 1906, Louis-Léon de BRONDEAU fut officier de santé de la Faculté de Montpellier, Docteur en médecine et en chirurgie de la Faculté de Glessen en Allemagne.

   Il s'est marié à Julie Marie-Louise de RIGAUDIE SAINT MARC; ils n'eurent aucun enfant.

   Homme cultivé, intelligent et riche, Léon de BRONDEAU essaya sa vie durant d'appliquer ses qualités et ses moyens dans les domaines politiques, agricoles, culturels et philanthropiques.

   Amateur d'art, il collectionne des céramiques,des sculptures en bronze et des peintures. DANS LES ANN2ES 1880, il décide d'orner les murs extérieurs de céramiques selon un plan relativement cohérent et symétrique, créant ainsi une oeuvre originale et unique.

   L'origine et les styles des céramiques sont variés? Non seulement la production française est bien représentée (Limoges, Marte Tolosane, Nevers, Quimper, Rouen, Saint Amans, Vieillard...), mais on peut aussi noter la présence de pièces anglaises, suédoises, chinoises et japonaises.

   Une des pièces maîtresses est le grand panneau du célèbre céramiste Théodore Deck, peint par Eugène Gluck, représentant Urania, muse de l'astronomie.

   Enfin, l'autre particularité de Senelles est la décoration de l'escalier intérieur. Léon de BRONDEAU a collé sur ces murs des caricatures et dessins provenant de revues de la fin du XIXè siècle.

Eglise de Bias - Notre dame de Bias

   Malgré un aspect relativement homogène, l'église de Bias est l'aboutissement de plusieurs remaniements, échelonnés du XIIè au XXè siècle. Le coeur de l'église est de style roman et il semble dater du XIIè siècle. Il est voûté et il était peint. Divers éléments d'époque sont conservés :

   - le cordon chanfreiné, sur lequel subsistent des traces de peintures anciennes ;

   - Le tailloir orné d'un lion, côté nord ;

   - Le tailloir orné de billette, côté sud.

   Les cinq arcades du fond du choeur sont de style gothique (comprise entre le XIIIè et le XVIè siècle) et elles sont voûtées.

   La façade sud était un mur clocher comprenant trois cloches.

   Au XVIè siècle, une deuxième chapelle côté nord est construite.

   Divers travaux de transformation sont réalisés à partir de 1869 :

   - La nef a été agrandie d'une partie supplémentaire, et l'ensemble de la nef a été voûtée, remplaçcant ainsi le lambris préexistant.

   - La deuxième chapelle côté sud a été construite, de même que le clocher actuel.

   - Construction de deux dernières chapelles.

   - Pose de vitraux actuels

   En 2009, selon les préconisations de l'artiste peintre Villeneuvois, François PELTIER, les murs et plafonds de l'Eglise sont repeints.

   Les couleurs choisies correspondent à trois vertus théologales :

   - la Charité : rouge - la Foi : bleu - l'Espérance : vert

   Les trois bas-reliefs du maître autel, qui date de la fin du XIXème siècle, symbolisent ces vertus. En 2010, François PELTIER crée un Chemin de Croix contemporain directement sur les murs intérieurs. Cette oeuvre cultuelle et culturelle a acquis une renommée nationale.

Le Moulin

   Depuis la fin du XIXé siècle, Bias avait son moulin auprès duquel les paysans d'alors, après avoir amené leurs sacs de blé, récupéraient en échange leur farine pour la fabrication de leur pain , ce moulin a la particularité d'avoir le fonctionnement des meules avec une roue crantée de forme horizontale. Ceci est unique dans le département. L'entraînement de cette roue est assuré par le déversoir rapide du courant d'eau de la "gourgue"; Alors qu'il ne fonctionnait plus depuis 1914, un arrêté préfectoral en 1944 a favorisé sa remise en marche parce que les tickets de pain n'étant plus valables dans les zones rurales. A la demande du Maire de l'époque, Mr MALBEC, plusieurs conseillers municipaux ont débroussaillé le site et un ancien boulanger de Pujols, Mr Delbrel, a procuré alors du pain aux habitants de Bias grâce à la farine retrouvée du moulin.

   Afin d'agrémenter un peu plus les visites, quelques vieux outils ou machines agricoles sont exposés.  Pour agrandir un peu cette mini collection l'association fait appel aux personnes possédant des outils agricoles ou autres objets anciens, et qui voudraient en faire don à l'association de se faire connaître.

   Il est important de faire revivre le passé et montrer à nos enfants et petits enfants comment on travaillait autrefois.

Je vous invite à visiter le site de l'association "Les amis du Moulin de Bias"

pagesperso-orange.fr/moulindebias-47

Pont du Martinet

   Enjambant le Lot à l'ouest de la commune, le pont métallique dit "du Martinet" relie les communes de Bias et du Lédat.

   Ce pont a été construit par la SNCF pour le trafic ferroviaire d'alors et celui-ci a été activé durant la guerre 1940/45 pour assurer l'acheminement de soldats au camp de transit d'Astor à Bias.

   Sa dénomination "Du Martinet" est reliée au souvenir d'une ancienne forge, située en bordure du Lot, près de "Lacatherie", où un marteau-pilon dénommé : "le Martinet" était en fonctionnement.

   Ce pont assure à présent un trafic routier important et dispose d'une piste cyclable, qui donne un joli aperçu sur le Lot.

Pont des Martinets
Le Pont des Martinest vu du bas

Le Monument aux Morts

   Ce monument magnifique et évocateur est installé place "Steff" (ancienne résistante d'origine Biassaise), près de l'Eglise.

   Monument sculpté par un villeneuvois Monsieur A. BOURLANGE, en 1923, il est dressé à la mémoire de tous les biassais morts pour la France au XXè siècle.

   Ce monument en pierre présente une statue de la Victoire ailée qui s'avance fougueusement avec le bras droit levé brandissant le casque d'un ennemi vaincu. A l'arrière, le bouillonnement des drapés enroulés est très en relief et l'on remarque la grande diagonale de la jambe gauche qui axe toute cette belle sculpture, tendue vers l'avant.

Stèle commémorative des Harkis

   A la demande de Monsieur le Ministre Secrétaire d'Etat à la Défense, chargé des Anciens Combattants, sur avis du Haut Conseil de la Mémoire Combattante, la municipalité a érigé une stèle de 2m50x1m80 au lieu dit "Astor" en mémoire des membres des forces supplétives ayant combattu aux côtés de l'armée française durant la guerre d'Algérie. Une plaque de marbre, disposée sur la stèle, évoque cette commémoration.

Le château de Favols

   Le site de "Favols" remonterait au moins au 10ème siècle : Des notes sur l'histoire de la région écrites fin 19ème par Mr de Carbounié, élève des frères de l'école chrétienne de Casseneuil mentionnent ;

   En 911, les normands venant par la rivière le Lot, pillèrent entre autre : "L'église de Casseneuil et le Château de Favols".

   Actuellement, la partie la plus ancienne de ce château a été bâtie dans la deuxième moitié du 13ème siècle, époque où les coutumes de l'Agenais le permettait, et où les Favols étaient à leur apogée. Il formait un quadrilatère avec quatre tours d'angles, à cette époque cette formule permettait une meilleure défense avec une garnison plus restreinte.

Ce château contrôlait :

   Sur le Lot, un passage à gué, ainsi que la navigation qui a commencé sur cette rivière dès le 13ème siècle avec des radeaux et des barques (Premiers barrages à pierres perdues avec passelits).

   Le chemin, de Villeneuve à Sainte Livrade qui passait par Bias (Voie romaine "Camin herrat"), il était un poste avancé à l'ouest pour Villeneuve et Pujols. Il pouvait communiquer par signaux avec cette place forte, car depuis Pujols on aperçoit Favols, qui se trouve juste dans l'axe de la trouée formée par le Lot à cet endroit. D'ailleurs "Favols" sous sa forme latine, "Favolibus" voudrait dire :
(endroit de passage).

   Il reste trois jours et un corps de bâtiment de l'époque Médiévale, l'autre partie date de la fin du 17ème siècle, construite en partie par les démolitions d'une tour et d'une courtine, et d'autre part, par les restes du prieuré de "Rybérolle" de l'ordre de Grandmont.

Les différents Seigneurs l'ayant possédé :

Les Favols : ils constituaient une importante famille féodale au 13ème siècle, alliés à d'autres familles. En 1250 on trouve mention d'un "Bertrandu de Favols" sur la charte d'acre, pendant la croisade de Saint Louis, ils ont été seigneurs de Cours, Dolmayrac, La Maurelle, Pépines. Ils possédaient des biens dans les juridictions de Tournon, Beauville et Roquecor, en 1259 hommage au comte de Toulouse pour ces biens. (Il reste encore trois lieux dits "Favols" dans ces régions). Un "Favols" fut prieur de Lacour, près de Roquecor, à la fin du 13ème siècle. Un autre, gouverneur de Marmande en 1425. Ils gardèrent le château de "Favols" jusque vers 1430.

Un Duffort : à la fin de la guerre de cent ans, qui fit donnation de "Favols" contre une paire de gants blancs, à un Montratier en 1456 jusqu'en 1530, il venait de la baronnie de Castelnaud-Montratier. Ils furent alliés à d'importantes familles régionales, (de Dijon, de Raffin, de Péricard). Un "Montratier" fut sénéchal de l'Agenais pour le Roi d'Angleterre de 1343 à 1354, ils vendirent "La Sylvestrie", en 1464, qui n'avait pas de justice, contrairement à "Favols" qui avait "la haute, la moyenne et la basse".
Il existe encore un "Favols", près de Molière (Tarn et Garonne) où se trouvait le château fort des "Montratier-Favols", il faisait partie des châteaux les plus importants de cette région.
Encore un autre lieu dit "Favols" à Carbon-Blanc près de Bordeaux, qui avait appartenu à un Favols du 16ème siècle.

Un de Gervain de Roquepiquet de 1530 jusqu'à sa mort en 1539. Suite à la mort à 28 ans du frère de Françoise de Montratier avec laquelle il s'était marié en 1526.

Les Deshoms de 1540 à 1835. Venant d'une ancienne "Chevalerie" du Quercy (région de Saux), par le mariage avec Françoise de Montratier veuve de "Gervain"", ils furent alliés aux de Montpezat, de Dijon de Castelgaillard, de Chastaignier St Foy d'Anthe, nièce de l'évèque de Sainte dont elle héritat.
Ils passèrent assez bien la révolution, malgré des déprédations à Favols qui leur fut rendu en 1795.
En 1803 ils revendirent le Château de "Ferrassou" dont ils avaient hérité en 1790. La rente obituaire qui grevé ce dernier, en rémission des péchés de "Arnaud de Lustrac"; fut transférée sur Favols.
Le dernier possesseur de Favols "Jean Baptiste Deshoms", marié à une Nauville de la Roque, le vendit en 1835 au sieur Robin négociant à Villeneuve.
Ce dernier le revendit en 1862 au sieur Barlus arrière grand-père de Mme Escande, pour la somme de cinquante mille francs Or (50 000 Frs) payable en 16 ans avec intérêts à 5 %. Depuis cette date Favols appartient à la même famille.

Favols peut être visité sur rendez-vous

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